Le Centre de Recherche et d'Études Anti-Corruption en Afrique (CEREAC), officiellement lancé à Nairobi : une nouvelle étape pour renforcer la recherche et la formation dans la lutte contre la corruption en Afrique

Le Centre de Recherche et d'Études Anti-Corruption en Afrique (CEREAC), officiellement lancé à Nairobi : une nouvelle étape pour renforcer la recherche et la formation dans la lutte contre la corruption en Afrique

Nairobi (Kenya) – En marge de la 8ᵉ Assemblée Générale de l'Association des Autorités Anti-Corruption d'Afrique (AAACA), organisée du 16 au 18 juin 2026 à Nairobi, le continent africain a franchi une étape décisive dans le renforcement de son architecture de prévention et de lutte contre la corruption avec le lancement officiel du Centre de Recherche et d'Études Anti-Corruption en Afrique (CEREAC). Cette cérémonie solennelle, qui a réuni les présidents des autorités nationales de lutte contre la corruption, des représentants d'organisations internationales ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers, s'est déroulée en présence du Président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC) du Congo, M. Emmanuel OLLITA ONDONGO, en sa qualité d’ancien président de l’AAACA, dont l'engagement en faveur d'une gouvernance fondée sur l'intégrité est largement reconnu au sein de l'Institution.

Le lancement du CEREAC constitue l'un des principaux acquis de cette huitième Assemblée générale placée sous la présidence du Général Hisham El-Rakaybi, Président de l'Association des Autorités Anti-Corruption d'Afrique, autour du thème consacré au renforcement de la coopération africaine contre la corruption.

Un centre africain au service de la connaissance Face à la sophistication croissante des pratiques de corruption, aux flux financiers illicites et aux nouvelles formes de criminalité économique, les États africains ont exprimé la nécessité de disposer d'un véritable centre d'excellence capable de produire des connaissances scientifiques, de développer des programmes de formation et d'accompagner les institutions nationales dans l'amélioration de leurs politiques publiques. Le CEREAC dont le M. Emmanuel OLLITA ONDONGO est pionnier répond précisément à cette ambition. Il a vocation à devenir une plateforme panafricaine dédiée à la recherche appliquée, aux études stratégiques, à la formation spécialisée, à la documentation ainsi qu'à la production de données permettant d'éclairer les décisions des autorités publiques.

Le Centre favorisera également les échanges d'expériences entre les agences africaines de lutte contre la corruption, les universités, les instituts de recherche et les partenaires internationaux afin de développer des réponses innovantes adaptées aux réalités du continent.

Par son approche multidisciplinaire, le CEREAC ambitionne de contribuer à une meilleure compréhension des phénomènes de corruption, à l'évaluation des politiques publiques et au développement de mécanismes efficaces de prévention.


La HALC du Congo engagée dans cette dynamique continentale

La HALC du Congo engagée dans cette dynamique continentale

La participation du Président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption du Congo, M. Emmanuel Ollita Ondongo, à cette cérémonie témoigne de l'engagement constant de la HALC dans les initiatives visant à renforcer la coopération africaine.

Depuis son adhésion active aux travaux de l'AAACA, la HALC œuvre en faveur du partage d'expériences, du renforcement des capacités institutionnelles et de la promotion des bonnes pratiques en matière de gouvernance et d'intégrité. Le lancement du CEREAC représente ainsi une opportunité majeure pour les institutions africaines de bénéficier d'un cadre permanent de recherche, de formation continue et d'appui technique, indispensable à l'amélioration des performances des autorités de lutte contre la corruption.

Pour la délégation congolaise, cette nouvelle institution constitue un levier important pour accompagner les politiques nationales de prévention, renforcer les compétences des cadres et promouvoir une culture durable de transparence et de redevabilité.

Un soutien affirmé de l'ONUDC L'un des temps forts de cette cérémonie a été l'annonce officielle du soutien de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) au développement du Centre de Recherche et d'Études Anti-Corruption en Afrique.

Les représentants de l'ONUDC ont réaffirmé leur volonté d'accompagner le CEREAC dans la mise en œuvre de ses missions prioritaires, notamment à travers l'élaboration de programmes de formation destinés aux enquêteurs, magistrats, auditeurs, responsables des autorités anti-corruption ainsi qu'aux acteurs de la société civile.

L'organisation onusienne entend également appuyer le Centre dans la conception de modules de formation adaptés aux standards internationaux issus notamment de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), tout en encourageant la coopération régionale entre les institutions africaines.

Au-delà de l'appui technique, l'ONUDC a exprimé sa disponibilité à accompagner la mobilisation de ressources auprès des partenaires techniques et financiers afin d'assurer le fonctionnement durable du Centre et le développement de ses différents programmes.

Cet engagement ouvre de nouvelles perspectives pour le CEREAC, qui pourra ainsi bénéficier d'une expertise internationale reconnue et renforcer progressivement ses capacités opérationnelles.

Une plateforme pour former la nouvelle génération d'experts africains Le CEREAC ambitionne également de devenir un incubateur de compétences au service des administrations publiques africaines.

À travers ses futurs programmes, le Centre développera des formations spécialisées sur les enquêtes financières, le recouvrement des avoirs, les flux financiers illicites, la gouvernance publique, la conformité, l'éthique, les marchés publics, la prévention des conflits d'intérêts, ainsi que les nouvelles technologies appliquées à la lutte contre la corruption. Il encouragera également la recherche universitaire, les publications scientifiques, les études comparatives et les partenariats avec les établissements d'enseignement supérieur du continent. Cette approche permettra de créer progressivement un réseau africain d'experts capables d'accompagner les réformes institutionnelles et de soutenir les politiques nationales de prévention.

Le lancement officiel du Centre de Recherche et d'Études Anti-Corruption en Afrique constitue l'une des principales décisions structurantes issues de la 8ᵉ Assemblée Générale de l'AAACA. En mettant la recherche, la formation et la production de connaissances au cœur de la lutte contre la corruption, les autorités africaines affirment leur volonté de privilégier une approche durable fondée sur la prévention, l'innovation et le renforcement des capacités.

La présence du Président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption du Congo, M. Emmanuel Ollita Ondongo, à cette cérémonie traduit la détermination de la République du Congo à contribuer pleinement à cette dynamique continentale.

Avec l'appui annoncé de l'ONUDC et la mobilisation attendue des partenaires techniques et financiers, le CEREAC apparaît désormais comme un instrument stratégique appelé à devenir une référence africaine en matière de recherche, de formation et d'expertise dans la prévention et la lutte contre la corruption.

Le lancement de cette nouvelle institution marque ainsi une avancée majeure dans la construction d'une gouvernance plus transparente, plus responsable et plus efficace au service du développement durable de l'Afrique.

Source :

HALC