Participation stratégique de la HALC a la 8ème Assemblée Générale d’Association des Autorités Anti-Corruption d’Afrique (AAACA).

Participation stratégique de la HALC a la 8ème Assemblée Générale d’Association des Autorités Anti-Corruption d’Afrique (AAACA).

La voix du Congo portée au plus haut niveau de la lutte anticorruption continentale

Du 16 au 18 juin 2026, la ville de Nairobi a accueilli la 8ème Assemblée Générale de l’Association des Autorités Anti-Corruption d’Afrique (AAACA). Cet important rendez-vous continental, placé sous la présidence du Général Hisham El-Rakaybi de l’Egypte a réuni les représentants de trente-et-un pays africains ainsi que plusieurs partenaires régionaux et internationaux autour d’un thème particulièrement pertinent : « Renforcer la coopération et l’innovation institutionnelle pour une lutte efficace contre la corruption en Afrique ».


La délégation de la Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC) de la République du Congo, conduite par son Président

La délégation de la Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC) de la République du Congo, conduite par son Président

Emmanuel OLLITA ONDONGO dont la participation a permis de réaffirmer l’engagement du pays en faveur de la promotion de la transparence, de l’intégrité publique et de la bonne gouvernance.

Dans un contexte où les défis liés à la corruption, aux flux financiers illicites et au recouvrement des avoirs détournés demeurent des préoccupations majeures pour les États africains, cette assemblée générale a constitué un cadre privilégié d’échanges d’expériences, de partage de bonnes pratiques et de renforcement des mécanismes de coopération entre les institutions chargées de la prévention et de la répression de la corruption.

Les travaux de Nairobi ont permis aux membres de l’AAACA d’évaluer les progrès réalisés au cours de l’année écoulée et de définir les orientations stratégiques futures de l’organisation. L’Assemblée Générale a ainsi adopté le rapport annuel 2025-2026 présenté par le Secrétaire Général de l’Association. Ce document a mis en évidence les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du plan d’action de l’organisation ainsi que les initiatives entreprises pour renforcer la coopération entre les autorités anticorruption africaines.

Les participants ont également salué les progrès accomplis dans les discussions engagées avec le Conseil Consultatif de l’Union Africaine contre la Corruption. Ces échanges visent à établir un cadre de coopération renforcé entre les deux institutions afin d’améliorer la coordination des actions continentales contre la corruption.

L’une des décisions majeures de cette assemblée a été la réaffirmation de l’importance stratégique de l’Accord de siège de l’AAACA établi au Burundi. Cet accord offre à l’organisation un cadre institutionnel stable ainsi que les facilités administratives nécessaires à son fonctionnement efficace.

Autre avancée significative : l’adoption d’amendements aux statuts de l’Association. Ces modifications consacrent notamment l’institutionnalisation du Bureau Technique comme structure permanente d’appui au Comité Exécutif. Cette réforme répond à la nécessité de disposer d’un mécanisme plus opérationnel permettant d’assurer le suivi des décisions et la mise en œuvre des programmes de l’Association.

Pour les observateurs, ces évolutions traduisent la volonté des membres de moderniser la gouvernance de l’AAACA afin de la rendre plus performante et plus adaptée aux défis contemporains de la lutte contre la corruption.

Les débats ont largement porté sur les moyens de renforcer l’efficacité des institutions africaines chargées de combattre la corruption.

Les délégués ont insisté sur la nécessité de poursuivre le processus de révision et d’harmonisation des statuts de l’AAACA afin d’assurer une meilleure cohérence juridique et d’adapter les textes aux transformations institutionnelles que connaît l’organisation.

L’Assemblée Générale a surtout mis l’accent sur le renforcement de la coopération opérationnelle entre les institutions membres. Cette coopération devra se traduire par : -une intensification des échanges d’informations et de renseignements ; -le développement de l’entraide judiciaire entre États ; -la conduite d’enquêtes conjointes dans les affaires transnationales ; -l’amélioration des mécanismes de recouvrement des avoirs illicites ; -la lutte coordonnée contre les flux financiers illicites qui privent chaque année les économies africaines de ressources considérables. Ces recommandations revêtent une importance particulière pour les autorités anticorruption africaines confrontées à des réseaux criminels de plus en plus sophistiqués et opérant au-delà des frontières nationales.

La participation active de la HALC à ces discussions témoigne de la volonté de la République du Congo de s’inscrire pleinement dans cette dynamique de coopération continentale. Conformément aux statuts de l’Association, l’Assemblée Générale a procédé à l’élection d’un nouveau Comité Exécutif pour un mandat de trois ans à compter du 18 juin 2026. À l’issue du scrutin, les membres ont porté à la présidence de l’AAACA le Dr Modibo Sacko du Mali à la tête du bureau exécutif composé comme suit : Président : Dr Modibo Sacko (Mali) ; Premier Vice-Président : Michael Reza (Zimbabwe) ; Deuxième Vice-Président : Khaled Benguernane (Algérie). Ainsi que Les représentants régionaux élus : Afrique du Nord : Abdulla Ma Gadir Bo (Libye) ; Afrique de l’Est : Abdi A. Mohamud (Kenya) ; Afrique Australe : Leonard Lekgetho (Afrique du Sud) ; Afrique de l’Ouest : Alexandra Zoe (Libéria) ; Afrique Centrale : Kamwiziku Kusanzakana Benie Laure de la République Démocratique du Congo. Cette nouvelle équipe dirigeante aura pour mission de consolider les acquis de l’Association, d’accélérer la mise en œuvre des réformes engagées et de promouvoir une coopération plus étroite entre les institutions membres.

La HALC : un acteur engagé dans la dynamique africaine de bonne gouvernance

La HALC : un acteur engagé dans la dynamique africaine de bonne gouvernance

La présence de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption à cette Assemblée Générale confirme la place grandissante de la République du Congo dans les initiatives continentales visant à promouvoir la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques.

À travers sa participation aux travaux de Nairobi, la HALC a pu renforcer ses relations avec ses homologues africains, identifier de nouvelles opportunités de coopération technique et s’inspirer d’expériences innovantes mises en œuvre dans d’autres pays du continent. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes modernes de prévention de la corruption, les outils numériques d’investigation, les stratégies de sensibilisation citoyenne ainsi que les techniques de traçabilité financière utilisées dans les enquêtes complexes.

Cette démarche s’inscrit dans la vision de la HALC consistant à renforcer continuellement ses capacités institutionnelles afin de contribuer efficacement à la consolidation de l’État de droit et à l’amélioration de la gouvernance publique au Congo.

Vers une Afrique plus intègre et plus résiliente

Vers une Afrique plus intègre et plus résiliente

Au terme des travaux, les membres de l’AAACA ont réaffirmé leur engagement collectif à promouvoir les valeurs d’intégrité, de transparence, de redevabilité et de bonne gouvernance sur l’ensemble du continent africain. L’Assemblée Générale de Nairobi aura démontré que la lutte contre la corruption ne peut être menée efficacement qu’à travers une coopération renforcée entre les États, les institutions spécialisées et les partenaires internationaux. Pour la HALC du Congo, cette participation constitue une étape importante dans la consolidation de son action et de son rayonnement au niveau continental. Elle traduit également la volonté de la République du Congo de contribuer activement aux efforts africains visant à bâtir des institutions plus fortes, des administrations plus transparentes et des économies plus résilientes face aux phénomènes de corruption et aux flux financiers illicites. Plus qu’une simple rencontre institutionnelle, la 8ème Assemblée Générale de l’AAACA apparaît ainsi comme un jalon majeur dans la construction d’une Afrique unie autour des principes de probité, de responsabilité et de développement durable.

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