LA HAUTE AUTORITE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION AU CŒUR DES DEBATS STRATEGIQUES DU FIGE A DJIBOUTI SUR LE NUMERIQUE ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Les nouvelles technologies du numérique et de l’intelligence artificielle au service des institutions supérieures de contrôle, de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance ».
Monsieur Emmanuel OLLITA ONDONGO, Président de la HALC, aux travaux de la 16ᵉ Réunion du Comité Directeur et du 13ᵉ Colloque international du Forum des Inspections générales d’État d’Afrique et Institutions Assimilées (FIGE)
La Haute autorité de lutte Contre la corruption (HALC) a pris part, du 3 au 5 février 2026 à Djibouti, aux travaux de la 16ᵉ Réunion du Comité Directeur et du 13ᵉ Colloque international du Forum des Inspections générales d’État d’Afrique et Institutions Assimilées (FIGE). Cette rencontre d’envergure continentale s’est tenue sous le haut patronage du Président de la République de Djibouti, Son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, autour du thème central : « Les nouvelles technologies du numérique et de l’intelligence artificielle au service des institutions supérieures de contrôle, de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance ».
des administrations publiques, le colloque du FIGE a réuni des dirigeants africains, des présidents d’institutions supérieures de contrôle, des inspecteurs généraux d’État, ainsi que des experts internationaux spécialisés dans les domaines du numérique, de l’audit public et de l’intelligence artificielle.
La participation de la HALC à ces assises traduit l’engagement constant de la République du Congo à renforcer ses mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption à travers l’intégration d’outils technologiques innovants. Pour l’institution congolaise, cette plateforme continentale a constitué une opportunité majeure de partage d’expériences et d’apprentissage mutuel.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs allocutions de haut niveau. Le Secrétaire exécutif du FIGE a, dans son discours inaugural, souligné l’urgence pour les institutions africaines de contrôle de s’adapter aux mutations technologiques. Il a rappelé que la digitalisation des procédures administratives et l’usage de l’intelligence artificielle constituent désormais des leviers incontournables pour améliorer la transparence, la traçabilité des finances publiques et l’efficacité des contrôles.
Le Président du Comité Directeur du FIGE a pour sa part insistée sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les États africains afin de mutualiser les compétences, harmoniser les pratiques et partager les outils numériques adaptés aux réalités du continent.
Les interventions des Chefs d’État ont donné un cachet particulier à l’événement. Le Président de la République de Côte d’Ivoire a mis en avant les réformes engagées dans son pays pour digitaliser les services publics et réduire les zones d’opacité administrative. Le Président de la République du Sénégal a souligné l’importance de la cybersécurité et de la protection des données dans la mise en œuvre des solutions numériques.
Dans son discours d’ouverture officiel, le Président Ismaïl Omar Guelleh a rappelé que la transformation numérique représente une opportunité historique pour l’Afrique, à condition qu’elle soit encadrée par des politiques publiques responsables, inclusives et éthiques. Il a invité les institutions de contrôle à jouer un rôle moteur dans l’encadrement de ces mutations technologiques.
Le colloque a permis de dresser un état des lieux des nouvelles technologies du numérique et de l’intelligence artificielle appliquées aux institutions supérieures de contrôle. Les échanges ont porté sur les caractéristiques de ces technologies : automatisation des processus d’audit, analyse massive de données (big data), détection algorithmique des anomalies financières, plateformes électroniques de déclaration de patrimoine, systèmes de traçabilité budgétaire et outils prédictifs pour l’identification des risques de corruption.
Les experts ont mis en lumière les nombreux avantages de ces outils tels que l’amélioration de la rapidité et de la précision des contrôles ; la réduction des interventions humaines susceptibles d’influences ; le renforcement de la transparence et de la recevabilité et l’optimisation des ressources humaines et financières. Toutefois, les participants ont également souligné certaines limites : coût élevé des infrastructures technologiques ; déficit de compétences spécialisées ; risques liés à la cybersécurité ; enjeux éthiques liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle ; dépendance aux fournisseurs technologiques internationaux.
Parmi les sessions les plus suivies figurait celle consacrée à la place du numérique et de l’intelligence artificielle dans les stratégies nationales de développement. Plusieurs pays ont présenté leurs feuilles de route en matière de transformation digitale, mettant en exergue la nécessité d’intégrer les institutions supérieures de contrôle dans les stratégies nationales numériques. L’expérience de la Banque mondiale a également été présentée, mettant en avant des programmes d’accompagnement technique et financier destinés à appuyer la modernisation des systèmes d’audit public en Afrique. Les échanges ont permis d’identifier des modèles reproductibles et des mécanismes de financement innovants.
Au cours des travaux, la délégation de la HALC a activement pris part aux débats, partageant les avancées enregistrées en République du Congo en matière de digitalisation des procédures administratives et de renforcement des mécanismes de contrôle. La HALC a exprimé sa volonté d’intégrer progressivement des outils numériques et des solutions d’intelligence artificielle dans ses méthodes d’investigation et de prévention, notamment en matière d’analyse des flux financiers, de traitement des dénonciations et de suivi des déclarations de patrimoine.
Cette participation a permis de consolider les partenariats institutionnels et d’explorer des perspectives de coopération technique avec d’autres institutions membres du FIGE.
Les travaux ont également été marqués par la présentation du rapport d’activités et financier 2025 du FIGE. Ce document a mis en évidence les progrès accomplis en matière de coopération régionale, de formation des cadres et d’échanges d’expertise.
Les participants ont enfin préparé les travaux de la 10ᵉ Assemblée générale et du 14ᵉ Colloque international du FIGE, prévus en octobre 2026 à Kinshasa. Cette prochaine rencontre devra approfondir les recommandations formulées à Djibouti et évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des orientations stratégiques adoptées. Au terme des travaux, un consensus s’est dégagé : la transformation numérique constitue un levier essentiel pour moderniser les institutions africaines de contrôle, renforcer la lutte contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance.
Vue des participants aux travaux de la 16ᵉ Réunion du Comité Directeur et du 13ᵉ Colloque international du Forum des Inspections générales d’État d’Afrique et Institutions Assimilées (FIGE)
Pour la HALC, cette participation à Djibouti marque une étape importante dans son processus de modernisation. Elle réaffirme son ambition de s’inscrire pleinement dans la dynamique continentale d’innovation institutionnelle et de coopération renforcée.
Dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de transparence et de redevabilité sont de plus en plus fortes, l’intégration des nouvelles technologies apparaît désormais non plus comme une option, mais comme une nécessité stratégique pour bâtir des institutions publiques plus efficaces, plus crédibles et résolument tournées vers l’avenir.


Josh Dunn
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