La Société civile saisit la Haute autorité de lutte contre la corruption sur l’export illégal des grumes.
Le Président de la HALC avec ses collaborateurs recevant la délégation du CAD
Le Président de la Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC) a accordé, ce mercredi 30 septembre, de 13h45 à 14h25.une audience à une délégation du Centre d’Actions pour le Développement (CAD).
Cette délégation, composée de MM. ESSEMOU Rophiel et NDIKOU MASSALA Marien qu’accompagnait M. BANTANTOU AMPA Félix, du Conseil de Concertation des ONG de Développement (CCOD) est venu échanger avec la HALC sur l’application du Code forestier en République du Congo dans son volet exportation de grumes.
En effet la loi n° 33-2020 portant code forestier, en son article 97 interdit l’exportation du bois en grumes depuis 2023. L’objectif est d’obliger les entreprises à transformer le bois au Congo, pour créer des emplois et garder une plus grande part de la valeur ajoutée dans le pays.
La CEMAC a renforcé cette mesure par sa décision n° 06/24 du 23 février 2024. Pourtant, selon la délégation, le Congo a encore du mal à faire respecter cette interdiction.
Le CAD dans son rôle de lanceur d’alerte
Aussi, le CAD, en lanceur d’alerte, demande à la HALC de se pencher sur la filière bois dans le cadre de ses missions de prévention, d’investigation et de lutte contre la corruption. Pour l’ONG, des pratiques qui contournent la loi privent l’État de recettes et l’économie nationale d’emplois.
Photo de famille à l’issue de l’audience
À l’issue des échanges, le Président de la HALC qu’entourait nombre de ses collaborateurs a salué l’initiative de l’ONG et chargé le département des investigations économiques et administratives de travailler avec le CAD et ses partenaires sur ce dossier. Cette collaboration doit permettre d’examiner de plus près les manquements signalés dans la filière bois qui pourrait, si les transformations du bois se faisaient localement, apporter une contribution importante au PIB et aider à diversifier une économie encore très dépendante du pétrole. Ainsi, la non application de la loi dans la filière bois n’est plus vue seulement comme un problème de gestion forestière, mais elle devient aussi une question de gouvernance et de transparence, que l’institution chargée de la lutte contre la corruption prend désormais en main.


Josh Dunn
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